Sortie loisirs eaux-vives dans les Alpes, mai 2009

Le groupe
Comme tous les ans, en mai on se prépare à participer à l’un des rassemblements majeur en France : le BFK.
Notez que je ne précise pas le type de rassemblement : il paraitrait que c’est un rassemblement de rivière, mais après y avoir participer à plusieurs reprises, nous avons encore de sérieux doutes là-dessus…
Bref, comme tous les ans, l’ambiance monte dans notre groupuscule de kayakistes à l’idée de retrouver nos potes de beuv… heu, de rivi… ah non plus. On va dire de retrouver les Hautes-Alpes :-)
Et comme tous les ans depuis… 2 ans, quelques semaines avant le grand évènement tant attendu, l’organisation annonce l’annulation du rassemblement.
C’est pas grave, on commence à avoir l’habitude. Et il en faut plus pour faire renoncer une troupe de kayakistes joinvillais ! On décide donc de partir quand même, et de se faire notre BFK à nous. Et même que pour une fois on pourra faire de la rivière !

La siagne
Cette année, l’enneigement est plutôt bon dans les Hautes-Alpes. On peut même dire très bon ! Du coup, on décide de se faire un tour des alpes en 10 jours : on commence par rendre visite à notre Nico national du côté de Nice, puis on remonte vers le Briançonnais en passant par le Verdon et l’Ubaye, et pourquoi pas finir du côté de la Mure sur la Bonne et autres joyeusetés ?
Banco, c’est parti ! On commence par une petite Siagne. Superbe rivière, belle eau, un vrai bonheur. Bon ça manque un peu d’eau, mais on va pas faire les difficiles. En plus il fait grand beau !

La Bevera
Ensuite, direction la Bevera : un petit affluent de la Roya, juste de l’autre côté de la frontière italienne. On pensait que la Siagne était une superbe rivière, et bien on a pas été déçu par la Bevera ! C’est tout simplement encore plus beau ! On avait un petit niveau d’eau, mais ça naviguait bien : passages plutôt technique, surtout vu l’étroitesse de la rivière.
On a quand même réussi à casser 2 pagaies sur la même descente, joli score pour un début de séjour ! Oui les bateaux ont tenu, merci. Enfin… pour l’instant ;-)

La Bevera
Pour le lendemain, gros dilemme : Esteron à petit niveau, ou Tinée avec gras d’eau ? Certains membres du groupe commencent à en avoir marre de faire des rivières avec petit niveau d’eau, alors que toutes les autres rivières alpines sont gorgées d’eau. Pour ma part je vote Esteron (qui est sur ma todo-list depuis quelques temps, tout comme le Haut-Tarn). Mais bon, la majorité l’a emporté, on est parti sur la Tinée. Note pour plus tard : quand je serais maître du Monde, prendre les décisions tout seul ! Non mais !

Cannes
Le temps m’a donné raison : la Tinée était en crue, on a abandonné le parcours classique et on s’est rabattu sur le parcours du bas, qui avait pris quelques classes ! C’est devenu du gros volume, avec un courant qui pousse vite et fort, et beaucoup d’eau. Bref on s’est quand même amusé, surtout avec tous les drossages, mais au final on était tous d’accord pour dire que ça aurait été plus sympa de faire l’Esteron. Je le savais !
Le soir, un petit tour au resto à Juan-les-Pins suivi d’un passage éclair à Cannes pendant le festival, avant de reprendre la route pour changer de coin.

Le Verdon
Direction le Verdon ! 50 m3, on oublie le célèbre Canyon du Verdon (c’est pas aujourd’hui que ma todo-list va se vider…), et on fait un peu de tourisme en descendant le parcours juste en amont. C’est très joli, mais aussi très plat ; heureusement qu’il y a quand même un peu de courant, sinon il aurait fallu pagayer ! Ca commence à bouger sur la fin, et on se fait plaisir sur le dernier rapide (l’entrée du canyon). Sauf pour François, qui se prend un petit bain, et nous fait une petite frayeur par la même occasion : “vite attrapez-le, il va se barrer dans le canyon !”
Il fait 40° à l’ombre, la remontée des escaliers est horrible, on était mieux sur l’eau !

Réparation de kayak
On continue notre périple : arrivée sur l’Ubaye. Oups y’a vraiment beaucoup beaucoup d’eau : plus de 100m3 !!
Encore une fois on oublie les classiques, pour se rabattre sur un parcours II qui deviens un bon III-IV volume. Ca va très vite, l’eau est marron, on ne voit pas grand chose. Et en plus avec tout ce sable, ça pique les yeux !
Bref, bain déconseillé ! Oups, trop tard… Frantz se retrouve à l’eau dans une bonne ligne droite pleine de trous pas très sympathiques, et nous on se retrouve à courir après son bateau. Pas évident d’arrêter un Magnum plein d’eau dans une rivière en crue ! On finit par rattraper tout ce petit monde, et on repars en redoublant de vigilance.
A l’arrivée on se rend compte que Fred à cassé la pointe avant de son bateau au cours de la descente : surement le stop de l’arrivée. De toute façon c’était quasiment le seul stop ;-) Maître Frantz va pouvoir nous faire une démonstration de son art en réparation de bateaux plastique…

Portage aux Vigneaux
Prochaine étape de notre séjour alpestre : le Briançonnais ! Voilà une vallée qu’on connait bien, même s’il y de l’eau on pourra trouver des parcours navigable.
Arrivée à Vallouise, la pluie casse un peu l’ambiance, on en profite pour faire une pause et aller repérer la partie haute de l’Onde… enfin, repérer est un grand mot. Admirer plutôt ! C’est quand même un autre niveau !
Bref ensuite on se contente de la classique de l’Onde, mais avec ce niveau d’eau c’est sport. Ca va vite, et il faut être très vigilant car il y a quelques arbres en travers. Mais pour une fois on a pas l’impression de faire du saute-cailloux sur l’Onde, et ça fait plaisir !
On enchaîne avec la Gyronde. Le ré-embarquement sous les ex-infrans des Vigneaux est peut-être un peu gonflé non ? Ah trop tard c’est parti ! Ca va très vite pour le coup, il faut anticiper pour prendre la bonne passe au milieu des cailloux, pfff déjà en bas ?

La Souloise
C’est pas tout ça mais le temps passe. On décide de passer de l’autre côté du parc national des Ecrins pour finir notre séjour sur la Souloise, la Bonne et la Malsanne.
Superbe rivière la Souloise, surtout la résurgence 500 mètres avant l’embarquement. A voir, et à faire !
Ca se navigue bien, modulo le portage de l’infran. Mais bon, vu la beauté de la rivière, on lui pardonnera ! Du coup on la fait 1 fois, 2 fois, et même 3 fois ! Il faut dire aussi que c’est plutôt court comme descente…

Le canyon de l’Infernet (Souloise)
Ensuite direction la Bonne. Pas grand chose à dire, c’est une grande classique pour nous. Mais c’est toujours magnifique là-dedans !
Et pour finir en beauté, on jette notre dévolu sur la Malsanne. Ah, la Malsanne… On a une grande histoire avec la Malsanne, enfin surtout Nico : un jour où on passait devant, on s’arrête repérer rapidement. Ni une ni deux, Nico tombe amoureux : “on y va les gars !”. Heu… moyen là. Finalement on l’a pas faite. Et depuis… il nous en parle toutes les 5 minutes !!!

La Malsanne
Bref, le retour de la Malsanne ! Et cette fois-ci, c’est la bonne : bon niveau d’eau (ce qui doit pas arriver tous les jours sur cette petite rivière), soleil, bonne équipe, tout le monde est motivé, toutes les conditions sont réunies… c’est parti !
Sécu en place, on s’élance les uns après les autres. Tout va bien, sauf le petit sketch de Frantz qui rate 1, puis 2 stops, et du coup enchaîne le reste du parcours. La sécu lui court après sur le bord, d’abord angoissée (“mais qu’est ce qu’il nous fait ??”), puis morte de rire (“ça y est il ne s’arrête plus !”). Tout finit bien, il avait juste raté les stops…
Voilà, c’est déjà finit… il est temps de rentrer à Paris.
Adieu la Malsanne, les concours de giclées sur la chute, les soirées huiles, et autres joies des sorties kayak !
