Sortie loisirs eaux-vives : Vénéon, septembre 2009

Les gorges de St Christophe
Ah le Vénéon, encore une grande classique joinvillaise, à faire tous les ans au mois de septembre.
Mais cette année, les troupes ne sont pas au rendez-vous : rentrée chargée, kayakistes occupés, bref on se retrouve à 2 (Bruno et moi) pour partir… un peu limite ! On avait donc renoncé à notre Vénéon annuel, en pensant se rattraper sur un Limony après une forte pluie, mais c’était sans compter sur Nico ! 5 jours avant la date fatidique, notre ami Nico se réveille, bref nous voilà partis à 3 pour retrouver un peu de manoeuvrier après le volume autrichien.
Le Vénéon marque surtout les esprits par son portage… mémorable ! Une bonne demi-heure de marche sur un chemin de randonnée, pour remonter du bas des gorges jusqu’au parking. Autrement dit il vaut mieux être en forme si vous comptez naviguer un peu !
Cette année j’avais prévu le coup : entraînement la semaine précédente, en portant le bateau entre le club et le forum des associations (un petit quart d’heure de marche).

Nicolas sur le Vénéon
Heureusement cette année nous avons évité le portage de Champhorent à l’arrivée de la classique : le niveau d’eau n’était pas terrible, donc nous avons choisi de faire les gorges de St Christophe à la place.
Pour le premier jour, démarrage en douceur avec la 2ème partie des gorges. On prend notre temps, on repère, on filme un peu et accessoirement on fait quelques sécus. A trois ça va vite la sécu !
Le parcours est technique et enchaîné, il faut naviguer précis et avoir une bonne lecture de rivière. Les quelques siphons et autres joyeuses possibilités de coincements sont là pour nous rappeler d’être vigilant, et occasionnellement pour nous inciter à porter quand on estime que le risque est trop important. Le niveau d’eau est correct dans les gorges, ça permet d’épargner un peu les bateaux !
Bref c’est un vrai régal, avec de bonnes sensations lorsqu’on arrive à prendre exactement les trajectoires prévues, et que tout parait facile.

Bruno sur le Vénéon
Petite soirée tranquille à trois, on regarde quelques DVD de kayak histoire de se rassurer sur les rivières qu’on descend.
Le lendemain, on se fait le parcours des gorges, en entier cette fois-ci. Même topo que la veille, repérage, vidéo, sécu et tout et tout (on a fait ce parcours qu’une seule fois, il y a deux ans). C’est vraiment un parcours magnifique, on se sent vraiment seul au monde au fond de cette gorge. A défaut du portage de Champhorent, le portage de l’infran des gorges n’est pas mal non plus : il s’agit de marcher sur un éboulis avec des pierres qui glissent, entre les ossements de moutons (qui eux aussi ont du glisser…).

Repérage
On mange au fond des gorges, juste le temps de se refroidir un peu, et puis c’est reparti pour la 2ème partie. Comme on viens de la faire la veille, ça va beaucoup plus vite, et ça donne quelques scènes sympa au dessus des rapides :
- c’est quoi déjà celui-là ?
- c’est celui avec 2 seuils où tu saute le 2ème à droite sur le pleureur, et ensuite y’a le petit S qui te drosse à droite sur la paroi.
- ah oui je m’en souviens, facile.
Après la descente, visite obligatoire à la Cordée à St Christophe, puis deuxième soirée tranquille… et courte !
En effet le dernier jour la route est coupée à St Christophe pour cause de travaux, et si on ne veux pas rester coincés en haut de la vallée il faut passer avant 7h45 ! Bref coucher tôt, lever tôt, et c’est parti pour une dernière descente des gorges !

Vincent sur le Vénéon
C’est fois-ci on connait bien le parcours, on enchaîne bien les rapides, les trajectoires sont maitrisées. On sent quand même la fatigue, ce n’est pas la forme des grands jours. D’ailleurs Nico nous fera quelques sketches sur la fin du parcours (“il était temps d’arriver”), dont de très belles cravates sur une section pentue et très encombrée : on se demande encore comment il est arrivé en bas entier… et encore dans le bateau ! Deux heures plus tard on est en bas, les bras lourds et le sourire encore accroché aux lèvres.
On retiendra que faire de beaux parcours comme celui-ci à trois, c’est une belle expérience, et ça change pas mal des descentes à dix !
Et que pour une fois, on s’en sort sans casser de bateau, ce qui n’était pas le cas de nos précédentes sorties… Ah si, parce qu’il faut bien casser quelque chose, Nico à troué sa jupe.
